• Petits Hommes verts (5)

     

    Les Petits Hommes verts<o:p></o:p>

    Les Envahisseurs ont apporté leur langage, leurs lois, leur religion et leur mode de vie. Venus sauver votre planète, ils vous incitent à collaborer. Cette rubrique a pour but de vous aider à les mieux comprendre.<o:p></o:p>

    Attablé. L’association Slow Food lutte contre la mal-bouffe des fast-foods, en aidant les gens à devenir des « éco-mangeurs ». Créée en Italie en 1989, l’association est présente dans 150 pays et pratique le lobbying afin de promouvoir les conditions d’une production et d’une consommation « bonnes, propres et justes ». Parmi ses membres, les plus militants deviennent des « Sentinelles du goût » : ils veillent sur la biodiversité des produits du terroir. Ne pensez pas qu’ils protègent la cuisine bourgeoise, il va de soi que Slow Food s’inscrit « dans une mouvance politique proche du mouvement altermondialiste ». (Source : Pause santé.)<o:p></o:p>

    Mixé. – A Malmö, en Suède, cet heureux constat : « de l’éco-quartier naît la mixité ». Le tri des déchets – surveillé –, les machines à laver – communes – favoriseraient donc l’intégration et cette manière de biodiversité qui consiste à loger ensemble 3 000 Bosniaques, Somaliens et Turcs. Safija témoigne : « Regardez-moi, je porte le voile mais ça ne m’empêche pas de porter un casque de vélo comme tous les Suédois ! »<o:p></o:p>

    A Hanovre, l’éco-quartier de Kronsberg, construit en 2000, rassemble 7 000 habitants. « La répartition des habitations a été pensée pour assurer la plus grande mixité sociale possible. » On a de l’Allemand, du Turc, du Polonais, du Russe. Hélas le quartier « a raté son melting-pot ». Ce paradis vert se révèle être un gigantesque dortoir à chômeurs et ce ne sont pas les mares éparses au milieu des immeubles qui y changeront quelque chose. Qui plus est, explique un habitant dépité, « les frontières sont dans les têtes ». Les frontières sociales : les propriétaires côtoient les locataires mais les uns les autres ne se parlent pas. Les frontières culturelles : les Russes boivent entre eux. Les frontières environnementales : « Les livres de la bibliothèque qui parlent d’écologie, jamais empruntés, ont été enlevés. » (Source : Terra economica.)<o:p></o:p>

    Lavé. – Préparez la rentrée prochaine en choisissant une « écolo-crèche » pour le petit dernier : « parce que les crèches sont des lieux d'éducation pour les enfants et d'ouverture d'esprit pour leurs familles, nous pensons qu'il est particulièrement intéressant d'y mener une démarche d'engagement vers le développement durable. » Le label « écolo-crèche » s’appuie sur trois points : équité sociale, efficacité économique et qualité de l'environnement. Dans la pratique, la pédagogie verte s’assure le contrôle du petiot, grâce « aux nombreux apprentissages de l'éco-citoyenneté qu'il pourra intégrer à travers les gestes de son quotidien ».<o:p></o:p>

    Autre possibilité : avoir recours aux services d’une « Nounou Nature ». Qu’est-ce ? C’est une Mary Poppins verte, qui « a à cœur de répondre à la demande des parents en matière de parentage ». Qu’est-ce ? Parentage signifie éducation, en mieux : « éducation non violente », « éducation positive ». Les pollueurs, c’est connu, battent leurs enfants, qu’ils ont nombreux. « La Nounou Nature accepte les choix faits par les parents en matière d’hygiène, d’alimentation, d’éducation positive, de préservation de l’environnement. »<o:p></o:p>

    Livresque. – Lisez à vos enfants l’histoire d’un tigre indien devenu vert après s’être baigné près d’une centrale nucléaire (c’est plausible), et qui conséquemment se bat pour l’environnement. Un tigre, nous dit l’Ecolomag, « avec un petit côté militant écolo, un peu cynique mais animé de bons sentiments, plein d’humour légèrement subversif ». Subversif ? Il paraît en règle avec la morale.<o:p></o:p>

    Tsoin-tsoin. – Les festivals de musique avec leurs déchets, les dégradations de la végétation, les spectateurs qui viennent en voiture, s’alignent sur la partition écologique. Pas seulement le Reggae Sun Ska Festival pour lequel l’herbe est un ingrédient de base, également les Solidays, les Vieilles Charrues, les Francofolies, tous participent, jusqu’aux Eurockéennes qui affichaient ce slogan : « La biodiversité c’est ma nature. » Très rock, comme mot d’ordre, très rebelle. Le « Collectif pour les événements responsables », qui regroupe entre autres la Fondation Nicolas Hulot et l’Union française des Œuvres laïques, a mis au point un outil d’autodiagnostic qui permet de diminuer l’impact écologique des festivals, lesquels sont l’occasion « de véhiculer un certain nombre de messages citoyens ». Une question d’« éco-responsabilité ». On note que la pollution sonore provoquée par ces réunions est passée sous silence.<o:p></o:p>

    Samuel<o:p></o:p>

    Présent du 10 août 2010<o:p></o:p>


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