• Dan Broni Code

    En exclusivité pour lovendrin!

    un chapitre inédit du Dan Broni Code

    Dans l’ombre de la station Saint-Michel, haut lieu de Paris où se déroulèrent différents combats eschatologiques, l’Ange contre le Démon, les Musulmans contre les Catholiques, un moine albinos, tout en se garrottant avec du fil de fer barbelé que ses maîtres de l’Opus Dei achetaient en secret à un fabricant nazi caché en Amérique du Sud, épiait Forrest Gump et Dan Brown.

    - Une valise en carton ! s’exclama Forrest.

    - Ma grand-mère en possédait une. Mais quel est cet ingénieux mécanisme ?

    - Une combinaison codée. Da Vuittoni, le célèbre serrurier de la Renaissance, a le premier mis au point ces mallettes qui permettaient de transporter des documents sans craindre l’Inquisition.

    - Comment l’ouvrirons-nous ?

    - Celle-ci est assez simple : c’est une combinaison à un seul chiffre. Il suffit de tourner la mollette jusqu’à ce que le chiffre arabe – vous savez que l’Eglise a pillé les richesses scientifiques de l’Islam – déclenche le moraillon.

    Forrest Gump commença à tourner la mollette. Un… deux… trois… Dan Brown suait à grosses gouttes : quel secret avait été caché dans cette valise ? Quatre… cinq… six… Il transpirait désormais abondamment… Sept : un déclic se fit entendre !

    - Que n’y ai-je pensé plus tôt ? se reprocha Gump. Bien sûr, le chiffre sept, qui dans toutes les civilisations où le rationnel n’a pas éteint les symbolismes majeurs de l’humanité signifie le changement après un cycle accompli et un renouvellement positif ! La ligne 7 ! Pensez à demander à Ti Bing, mon ami chinois, s’il peut nous prêter un plan de métro.

    - Mais que recèle cette valise ?

    - La vie, c’est comme une boîte de chocolat.

    Le contenu de la valise apparut : une raquette de tennis de table, une plume, une rose et un poil fessier.

    - Ça se complique singulièrement.

    - J’ai connu une fille, dit Gump (il parlait d’Amélie Poulain, qui, descendant du Christ, s’était installée à Montmartre, haut-lieu du féminin sacré pré-chrétien, éminence mamaire sans ambiguïté), j’ai connu une fille qui aurait percé ce mystère en cinq minutes.

    Toujours caché dans l’ombre, le moine observait les deux hommes qui réfléchissaient. « Où ai-je mis ma Carte Orange ? Si je la perds, je suis indigne de la confiance de Mgr. » Et, préventivement, il serra un peu plus le garrot. Le sang jaillit en un flot ininterrompu et rouge.

    - Commençons par le plus simple. Cette raquette est utilisée par les pongistes : c’est une allusion transparente au Ping et au Pong, le principe actif et le principe passif.

    - Et la plume ? Je me souviens, ma grand-mère me chantait cette complainte païenne qui se transmet d’âge en âge, malgré l’interdiction de l’église : Au clair de la lune… Elle doit symboliser l’écriture. Regardez : la rose aussi nous renvoie à l’écriture : Au nom de la rose !

    - Très juste, accorda Forrest. Si je reste dans cette voie, et si je ne m’abuse, le poil fessier est une allusion du même genre. Connaissez-vous l’auteur mystique et profond Paulo Coelho ?

    Dan ne voyait pas du tout le rapport.

    - Voyons, c’est évident : ce poil est la transcription exacte de « poilo cuelo ».

    - Mais alors ?... balbutia Dan Brown au bord du gouffre de la Vérité bannie par les autorités chrétiennes depuis au moins 4000 ans.

    - Oui, c’est évident, Dan ! Les Maîtres du Prieuré de Fion ont ménagé ces indices pour que vous l’appreniez : vous êtes le fils… naturel… d’Umberto Eco et de Paulo Coehlo.

    Ils avaient trouvé le secret ! Dans l’ombre sanglante le moine fanatique hâve et blanchâtre avait pâli.


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